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Tome second.
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LIVRE VIII, CII. V. DE LA LIBERTÉ

Je n’ai pas noté un vice ou une vertu propre à étendre ouà restreindre les pouvoirs du travail en général, qui ne ma-nifeste les mêmes effets dans l’agriculture.

Combien, par exemple, ne lui a pas nui le mépris que decertaines classes ont si longtemps affecté pour les professionsutiles? Si ce travers de mœurs a mis de grands obstacles auxprogrès de tous les arts, il en a opposé de particuliers a l’in-dustrie agricole. C’est par lui que cette industrie a été silongtemps livrée à la misère, à l’ignorance et à l’apathie. Cevice a été cause que les détenteurs du sol, au lieu de le fairevaloir par eux-mêmes, se sont déchargés du soin de le culti-ver, d’abord sur des esclaves, puis sur des métayers, des co-lons, puis sur des fermiers, et qu’ainsi la terre s’est trouvéeplacée presque en tous lieux entre des propriétaires qui n’é-taient pas cultivateurs et des cultivateurs qui n’étaient paspropriétaires; circonstance qui a réduit, en quelque façon,l’agriculture à l’impossibilité de faire des progrès. Par qui,en effet, aurait-elle pu être avancée? Par les propriétaires?ils ne s’en occupaient point. Par les cultivateurs? outre qu’ilsmanquaient des ressources et des connaissances nécessaires,ils n’avaient que peu ou point d’intérêt à la perfectionner : es-claves, leur intérêt évident était de travailler le moins pos-sible; colons partiaires, leur intérêt, en tâchant de tirer leplus possible du sol, était de ne pas lui faire sur leurs épar-gnes des avances qu’ils perdraient entièrement s’ils étaientrenvoyés, et dont le profit, dans tous les cas, irait par moitiéau propriétaire; fermiers, leur intérêt était de qe lui faire queles avances dans lesquelles ils pouvaient se promettre de ren-

de persévérance et de soin, à multiplier à l’inlini, au moyen des semis,les variétés d’œillets, de primevères, d’oreilles d’ours et de roses; etils obtiennent chaque année des espèces nouvelles très recherchées. »Âgr. de la Fl. franç., p. -480 et suiv.