DK L’INDUSTRIE AGRICOLE.
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un cultivateur ne peut pas déplacer sa ferme; il ne le peutpas plus qu’un fabricant ne peut déplacer sa manufacture ;mais de même qu’un manufacturier, avant d’élever sa fa-brique, peut choisir le lieu où il la construira, de même unagriculteur, avant de fonder son exploitation agricole, est trèsfort le maître de choisir son terrain et de chercher l’emplace-ment le plus favorable. On est porté à chercher les bonnesplaces pour les établissements agricoles comme pour tous lesgenres d’établissements, et celui dont la ferme est bien situéeen peut tirer par cela seul un parti beaucoup plus considé-rable. Il va sans dire qu’une exploitation rurale a plus de va-leur aux portes d’une ville, sur le bord d’un canal, d’uneroute, que placée au milieu des terres, loin de toute commu-nication et de tout débouché (‘).
Non-seulement il y a possibilité en agriculture de choisirle siège de son industrie, mais il est des cas où ce choix estde nécessité absolue, et il est beaucoup de cultures pour les-quelles il faut nécessairement avoir égard au climat, à l’ex-position, à la nature du terrain, etc. Les raisons qui peuventfaire préférer un emplacement à un autre ne sont pas moinsnombreuses ici qu’ailleurs. Cependant, comme une fabriqueagricole couvre infiniment plus d’espace qu’une manufactureordinaire, il est clair que le nombre des bonnes places doitêtre moins grand pour les exploitations rurales que pour lesentreprises manufacturières, et que, par cela même, il doitêtre plus difficile de bien placer une ferme que de bien situerune fabrique.
(') « La terre que j’ai prise, écrit un jeune fermier écossais à sonancien maître, contient 300 acres d’Écosse, divisés en 6 enclos, assezbien sûmes , à portée de la chaux et de la marne , et dans une localitételle çu'on peut y espérer de vendre les produits de toute sorte et a unprix avantageux. » ( F. les Ann. agr. de Hovitle, t. III, p. 266).