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Récréations mathématiques et physiques, qui contiennent plusieurs problèmes d'arithmétique, de géométrie, de musique, d'optique, de gnomonique, de cosmographie, de mécanique, de pyrotechnie et de physique : ; avec un traité des horloges élémentaires / Jacques Ozanam
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Z82 des Lampes

on tire de la phiole un peu de cette matière noirâ-tre , en quoi il consiste, elle devient un feu actuel,dès quelle est exposée à lair. Et que dira-ton duPhosphore que M. Elshotz appelle fugurans dontM. Kraft sit de si belles expériences à la Cour deM. le Marquis de Brandebourg en 167 6.6c que M.Kraft nomme lui-mème un feu potentiel , si ce nestque , quoi quon dise des Lampes & des feuxinextinguibles des Anciens, ils nont jamais eu unfeu plus essentiellement pcrpctdel ? Et dois-je re-garder autrement que comme un feu perpeiuel lepetit morceau de Phosphore semblable , que jeconserve depuis près de 20 ans dans une phiolepleine deau , & qui devient un feu réel, effectif,lumineux , brûlant aussitôt quil en est tiré, Sc ex-posé à lair f En un mot je suis persuadé quen ma-tière de feu perpétuel, les Anciens navoient rienplus que nous, 6c quon doit cette justice à nosChymistes de reconnoître que les Phosphores quilsont inventez, passent tout ce que 1*Antiquité apossédé de plus curieux en ce genre: car enfinsoit quon prenne comme un miracle , ou commeun effet de lart la Pyrotechnie , la conservationdu P eu sacré sous Néhémie , les Phosphores nousprésentent des Phénomènes aussi surprenans. Voicicomme les Juifs de Judée , dans le second Livredes Machabées, racontent aux Juifs dEgyptelHistoire du Feu sacré, qui ayant été caché dansun puits profond , fut retrouvé plusieurs annéesaprès.» Lorsque nos Peres furent emmenez cap--> tifs en Perse, ceux dentre les Prêtres qui crai-» gnoient Dieu, ayant pris lc feu qui étoit fut-> lAutel, le cachèrent secrètement dans une val-» léc , il y avoit un puits profond, Sc à sec,» Sc le mirent pour être gardé sûrement, com-