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sur cette matière importante et vitale! N’avons-nouspas vu, à la session dernière, un de nos députés lesplus éclairés et les plus consciencieux, M. Lafitte, seconstituer le défenseur officieux de l’amortissement,et par cet appui fatal prêté au ministère, assurer pourune année encore, la conservation d’un des abus lesplus flagrants, de l’une des mystifications les plusnaïves, dont nos annales financières fassent mention.
Nous le répétons, à part les renseignemens neufs etintéressants que contient cet ouvrage sur les financesde l’Angleterre, sur son crédit, son industrie et soncommerce, nous croyons que nos hommes d’état ypuiseront plus d’une leçon utile, et nous en recormmandons la lecture aux gouvernés comme aux gou-vernans. Les premiers, s’éclairant sur leurs véritablesintérêts , y apprendront à estimer à leur juste valeur,les sophismes dont on les a bercés jusqu’à ce jour pourmaintenir par leurs mains l’oeuvre du gaspillage et dumonopole, dont ils sont eux-mêmes les premières vic-times. Les hommes que leur position appelle à l’exer-cice du pouvoir ou aux fonctions législatives, ferontbien de méditer ce livre que le caractère de son au-teur, les fonctions qu’il a remplies, et l’autorité de saparole, dans les matières financières et économiques,recommandent spécialement à leur attention.
On sait que sir Henri Parnell, l’un des économistesanglais les plus estimés, a fait partie du ministère de la