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démontre que les gouverneinens ont autant d’intérêt que lespeuples à faciliter la production. La fortune publique n’estqu’une portion de la fortune des particuliers qui a passé deleurs mains dans celles du Gouvernement; et plus grande serala fortune des particuliers, plus grande sera la portion qu’ilspourront convenablement prélever pour les besoins publics (i).
Le total du revenu national individuel de la Grande-Bretagneà l’époque de la révolution de 1688, est généralement estimé à4q millions sterling. M. Arthur Young dans son arithmétique poli-tique, publiée en 1776, a estimé le revenu national de cette épo-que à 100 millions sterling (a). Nous lisons dans l’ouvrage deM. Lo\ve sur l’Etat de l’Angleterre que le revenu imposable en1795 s’élevait àl. 125 millions; et en 1806 à 1. 170 millions (5).Dans les dernières années on a évalué le revenu général de, laGrande-Bretagne à 3oo millions sterlings, (4)- M.Ricardo dit dansses principes d’économie politique publiés en 181g. « Malgré les dé-penses énormes du Gouvernement anglais pendant les 20 der-nières années, on 11e peut douter que ces dépenses n’aient étéplus que compensées par l’accroissement de production de lapart du peuple. Non seulement le capital de la nation n’a pasété entamé; mais il s’est encore considérablement accru; et ilest probable que son revenu annuel après le paiement del’impôt, est aujourd’hui plus grand qu’à aucune époque anté-rieure de notre histoire. Pour se convaincre de ce fait, il suffitde se rappeler l’accroissement de la population, les dévelop-pemens de l’agriculture, l’augmentation de notre marine et denos manufactures, la construction de nouveaux entrepôts,l’ouverture de nombreux canaux, et tant d’autres entreprisescoûteuses, qui toutes indiquent une immense augmentationde capital et de revenu annuel (5) ». Comme dix années se sont
fi) Voyez le supplément à l’Encyclopédie Britannique, volume VI,page 68g , article Impôt.
(2) Histoire de l’Impôt, par sir John Sinclair , vol. I, page 337.
(3) Appendix, page 3s.
(4) Supplément à l’Encyclopédie Britannique , vol. VI , page 643.
(5) Principes d’économie politique, page 164, troisième édition.