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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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Bien n’est plus impolitique qu’un droit exagéré sur les lettresvenant de l’étranger. Non seulement il cause une grande pertedans le revenu, mais encore il entrave le commerce étranger ,ainsi que le développement de la science et de la littérature.Les journaux et les ouvrages périodiques de l’étranger devraientêtre transportés francs de port.

Jamais l’orgueil et la jalousie nationale n’ont été poussés àune extrémité plus répréhensible que dans l’exemple que nousoffre l’état actuel des communications de la poste entre la Franceet l’Angleterre. Il y a des raisons de croire que la fauten’en est point au gouvernement français. En l’état où sontactuellement les choses, tout paquebot anglais qui porte deslettres à Calais, tout paquebot français qui en porte à Douvres,revient sans rapporter de lettres. Il n’y a par semaine quequatre jours de poste, et personne ne peut mettre une lettre àla poste pour l’un ou l’autre des deux pays, sans en payer leport d’avance. Puisqu’il est avéré que la France ne demandepas mieux que de mettre un terme à cet état de choses, nousne saurions le maintenir plus longtems sans honte pour notrecaractère national. Si les paquebots partaient tous les jours, etportaient des lettres à chaque voyage; si les lettres pouvaientpartir sans payer le port d’avance, si enfin les ports de lettresétaient considérablement réduits, nul doute que les produits nes’élevassent de beaucoup au delà de ce qu’ils sont aujourd’hui.Le système actuel ne tend à rien moins qu’à intercepter l’intro-duction de la richesse, de la science, du bonheur et de tousles biens qu’amène la faculté de correspondre.

Le gouvernement français a montré la libéralité de ses prin-cipes dans l’établissement de ses communications de poste avecla Hollande, la Belgique, l’Allemagne, la Suisse et plusieursautres pays. Il aprouvé par là, de la manière la plus concluante,que nous pouvons, si nous le voulons, abolir l’absurde et funestesystème qui sous le rapport de notre correspondance avec laFrance, nous ravale au niveau de l’Autriche et de l’Espagne.

On vient de voir les effets résultant de l’élévation des droits,l'oyons maintenant les résultats de leur réduction.

En 1^45, le droit sur le thé fut réduit de 4 schellings la livre,