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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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qui ont maintenant la permission d’exporter leurs sucres enligne directe de leurs plantations sur le continent, préfèrentl’expédier d’abord en Angleterre, puis d’Angleterre le dirigentsur le continent, bien qu’en agissant ainsi ils doublent les dé-penses de fret, d’assurance, de commission, de chargement etde débarquement ? Le fait est que la prime pour les sucres ra-fmés à leur exportation d’Angleterre , est réglée de telle sorte,que non-seulement le plantenr est indemnisé de toutes les char-ges énormes que nous venons de mentionner, mais qu’il réaliseencore un bénéfice considérable dont la bourse de la nationfait évidemment les frais (i). » S’il est vrai qu’il y ait une primede 5 schellings 3 pences par quintal, payée au-delà du rem-boursement du droit, sur 456,ooo quintaux de sucre raffiné, ex-portés annuellement, c’est une somme annuellé de 1. 120,000que cette prime coûte aux contribuables.

On répond à ces argumens que la prime ne doit être consi-dérée que comme l’équivalent du droit payé sur le sucre brut,et que ce n’est, dans le fait, qu’un remboursement.

L’aüteur de l’ouvrage sur le revenu des douanes dit qu’il y abien des années, « une grande quantité de sucre Muscovade ,pris dans les qualités moyennes approuvées par le gouverne-mènt, fut raffinée, dans une certaine raffinerie, sous l’inspec-tion aussi du gouvernement, afin de s’assurer de la quantité duproduit, et que c’est sur cette expérience qu’ont été basés tousles calculs de primes qui ont eu lieu depuis ( 2 ). » Comme il ya déjà longtems que cette expérience a été faite, on a droit dedouter que la prime ne soit aujourd’hui que l’équivalent dudroit. Car, en supposant que les personnes employées par legouvernement pour faire cette expérience, connussent assezbien l’art du raffinage pour ne pas être trompées par les raffi-neurs, le long espace de teins qui s’est écoulé depuis, a puamener dans cette industrie des perfectionnemens que les raf-fineurs ont dû mettre à profit. On ne peut supposer que dansune industrie comme celle-ci, il n’ait été fait aucun progrès

(1) Voyez les noméros s 4 et 57 de VAnti-Slavery Reporter.

(2) Fàge 55 .