- 111 -
Comme la Trésorerie exerce les mêmes attributions, et ac-complit à-peu-près les mêmes devoirs aujourd’hui qu’en 1797 <cette immense augmentation de dépenses dans un départementqui est chargé de contrôler tous les autres, suffirait seule pourprouver avec quelle profusion les traitemens ont été augmentés,et le personnel multiplié. A la Trésorerie, il n’y a pas moins-de quinze chefs de bureaux qui reçoivent un traitement de1. 1000. Le traitement de cinq d’entre eux s’élève au delà de1 . i, 5 oo (1),
Rien ne prouve mieux l’absence de tout système , de touteuniformité de la part de ceux qui ont, les premiers, réglé l’ex-pédition des affaires publiques, et la nécessité d’une révisionet d’une réforme, que le mode de paiement adopté pour lesemployés de la Trésorerie. Quelques-uns des traitemens sontpayés des deniers de la liste civile, d’autres sur les fonds con-solidés, d’autres sur une caisse d’épices, d’autres sur le pro-duit des douanes, et d’autres enfin par des allocations an-nuelles des chambres. Une telle complication doit jeter néces-sairement beaucoup d’embarras et de confusion dans la comp-tabilité , et doit rendre inutile toute tentative de réduire lesdépenses de l’administration.
L’Echiquier . Les formes surannées et absurdes qui présidentà l’expédition des affaires dans cette administration , sont unechose si généralement reconnue que ce serait perdre du temsque de nous arrêter à en faire la description ; tout le mondeparaissant être d’accord sur la nécessité de supprimer cetteadministration comme étant, tout à la fois, coûteuse etincommode, ce qu’il y a de mieux à faire, c’est d’examinerce qu’011 pourrait lui substituer. Comme l’attribution princi-pale de l’Échiquier, en ce qui a rapport à l’administrationdes deniers publics , est de veiller à ce qu’il n’en soit pasfait d’emploi autre que celui qu’ont autorisé les votes duparlement, ce devoir peut être facilement et efficacementrempli par une administration peu vaste, ne consistant
(1J Cartons du Comité des finances, 11. 102.