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pour les autres frais de l’établissement, ce qui, certainement*est énorme. Je ne prétends pas donner ce calcul comme stric-tement exact, mais il se rapproche beaucoup de la vérité.Dans le chantier de Deptford , la proportion du travail impro-ductif au travail productif est comme un est à un huit-dixièmes;à Yv oohvicli, il est de un à deux trois-dixièmes ; à Slieei’ness,de un à un trois-quarts; à Chatam, de un à trois cinq-dixièmes ;à Portsmouth, de un à trois sept-dixièmes; à Plymouth, de unà quatre deux-dixièmes ; et à Pembroke de un à quatre deuxdixièmes. Il est juste de dire que dans la somme des frais deces établissemens, je comprends les gardes de jour et denuit, et tous ces subalternes dont les salaires forment unesomme considérable , dont le montant annuel peut s’évaluer,je pense, à environ 1. i5,ooo; au reste, cette circonstancene saurait de beaucoup modifier les proportions que j’ai éta-blies : mais, en faisant déduction des devoirs remplis par lescommis et quelques autres employés, il n’en restera pasmoins constant que les frais de surveillance seront aux frais detravaux effectifs comme un est à six. Je pense qu’il n’y a pasd’établissemens particuliers, ni d’établissemens publics à l’é-tranger , dans lesquels une semblable proportion existe. Dansl’un des principaux chantiers maritimes de la France, la sur-veillance est au travail effectif, comme un est à vingt-deuxet demi; il est vrai que les travaux sont exécutés par des con-damnés , ce qui établit une énorme différence, et que la sur-veillance est exercée par une garde militaire qui entoure lechantier maritime *.
En 1800, la somme votée pour les chantiers maritimes àl’intérieur , s’est élevée à 1 . 408,720 , en sorte qu’il paraît cer-tain que le système n’a subi aucune modification grave.
Comptabilité de la marine. Il résulte du rapport de M. Abbottsur la comptabilité de la marine et sur les bureaux de lasolde navale, qu’une ligne précise de démarcation n’est pasétablie entre les fonctions des branches de comptabilité au bu-reau de la marine, et celles du trésorier de la marine ; lesopérations de l’une empiètent perpétuellement sur celles de