Buch 
De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
Entstehung
Seite
196
JPEG-Download
 

— 196 -

Cette explication du nombre de troupes que l’on juge néces-saires pour le service hors du territoire, prouve que les coloniessont la source principale des énormes dépenses de l’armée, etqu’il est impossible d’effectuer aucune réduction de quelqueimportance, jusqu’à ce que tout le système d’administrationcoloniale ait été changé.

Le nombre d’hommes voté pour l’armée en i 85 o, était de95,786; mais cette force fut réduite de 7,684 hommes, vers lafin de i 83 o, par l’administration du duc de Wellington. Cemême nombre fut réajouté en 1 83 1, par les ministres actuels.Les moyens de réduire l’armée , r sont les suivants :

1. Diminuer le nombre de troupes dans chaque garnisonétrangère et dans chaque colonie. Nous avons maintenant ( 3 idécembre) 34,090 hommes dans nos possessions étrangères ,l’Inde non comprise. Mais pendant quelques années antérieu-res à 1825, ce nombre ne s’élevait qu’à 28,875, et on le trou-vait suffisant.

2. Substituer aux Indes Occidentales la milice et la policearmée aux troupes régulières. Un témoin de la plus grande au-torité en ces matières , a déclaré dans sa déposition, devant leComité des finances, qu’aux Indes Occidentales, les fonctionsdes soldats étaient celles de la police armée. Assurément, ondoit pouvoir trouver dans le pays même une police armée suf-fisante, sans qu’il soit nécessaire de sacrifier l’argent del’Angleterre et la vie des soldats anglais, dans cette espèce deservice local. L'a protection intérieure de nos colonies devrait,comme à Cuba, être laissée principalement à la milice colo-niale, payée parles colonies, tandis que nos escadres pour-voiraient à leur défense extérieure, et les mettraient à l’abride toute attaque étrangère.

3 . Un autre moyen de réduire l’armée, serait de nous défairede quelques-unes de nos possessions étrangères. Ce serait lemeilleur expédient ; et on ne doit point balancer à en céderquelques-unes à d’autres nations, et à en placer d’autres sousla direction de la Compagnie des Indes Orientales. Si cettemesure était exécutée d’une manière complète et parfaite, si,en outre, par les moyens que nous avons proposés, on réduisait