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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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CHAPITRE XIV.

TRAITE DES NOIRS. -- CAISSE D’AMORTISSEMENT. — DIVIDENDES.

Traites de noirs. La somme énorme de cinq millions, sept centmille livres sterlings, a été dépensée jusqu’en 1828, afin demettre à exécution les mesures du gouvernement ayant pourbut de coopérer avec les autres nations, à mettre un terme à latraite des noirs; cette dépense s’élève annuellement à près de1 . 400,000 (1). Tant d’efforts paraissent avoir complettementéchoué.

Il résulte des documens parlementaires que les gouvernemensde France, d’Espagne et dePortugal, ne font rien pour exécuterles lois ayant pour objet la répression de la traite; elles autoritésde Cuba et du Brésil, non-seulement négligent d’exécuter leslois, mais quelquefois se livrent elles-mêmes à cet infâme trafic ,en sorte qu’à leur égard, nos traités et nos lois sont commenon-avenus, et c’est une folie que de faire des sacrifices pécu-niaires pour appuyer leur exécution. L’institution africaine ditdans son vingtième rapport : » La traite des noirs a pris desaccroissemens dans le cours de l’année dernière; et malgré lenombre des captures effectuées, elle continue avec un redou-blement infatigable d’activité et de fureur. » Certainement, ce

(1) C’est la somme annuelle dépensée jusqu’en 1828. Cartons duComité des finances, n“ 176. Dans la dernière session, la prime accor-dée pour chaque esclave capturé, a été réduite à 1. 5.