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De la réforme financière en Angleterre / par Henry Parnell ; traduit de l'anglais, sur la quatrième édition par Benjamin Laroche
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ment que la liberté commerciale a ruiné la nation ? Certes, c’està une toute autre cause que doivent être attribués les embarrasactuels. Ces hommes qui témoignent une crainte si vive dela liberté du commerce , au lieu de la condamner au préalableet sans discussion, devraient bien essayer du moins de réfuter lesargumens par lesquels on leur démontre que la liberté com-merciale procure l’emploi le plus étendu des capitaux et de lamain-d’œuvre , et contribue ainsi à accroître le plus possible laproduction annuelle, et à rendre plus rapide l’accumulation dela richesse nationale. Ce que demandent les défenseurs de cetteliberté, c’est que le mérite en soit décidé par l’expérience et qu’onfasse passer le principe par l’épreuve d’une application pratique;et pour la confirmation de la bonté de leurs doctrines, ils enappellent sans crainte à l’expérience et à tous les faits relatifs auxdiverses branches du commerce.

Qu’on laisse l’industrie et le commerce se frayer une libre voie,et le monde se convaincra bientôt du résultat funeste de tou tesles restrictions commerciales ; et l’on verra que le passage desmarchandises d’un État à un autre doit être laissé aussi libre quel’air et l’eau. Chaque pays doit être comine une foire communeet générale où chacun apporte sa marchandise, et l’individu oule peuple qui produit les meilleurs articles doit avoir la préfé-rence. La distance et les frais de transport sont des motifs suffi-sants pour qu’une nation préfère ses produits à ceux des étran-gers, et quand ces obstacles n’en sont pas l’étranger doit être pré-féré à notre compatriote; autrement on lèse le commerce inté-rieur au lieu de le favoriser. C’est pour cela que le commerceveut la liberté et repousse ces protections qui le découragent.

Heureusement que le tems approche, s’il n’est déjà arrivé, oùla prétention de réduire les principes du commerce en un systèmede surveillance législative, sera rangée parmi ces illusions dontle tems a fait justice. Le commerce, pour fleurir, ne demande àla législature que d’éloigner les obstacles qu’elle-même a créés. IIne demande au gouvernement qu’une protection égale pour tous,l’abolition des monopoles et la fixité du numéraire. Les restric-tions, les réglemens, la surveillance ne sont plus de saison. Affran-