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NOllL, valet, comme il le dit liti-mème, de Balion dé Belin, seigneurcontemporain de Guy de Lusignan, gui fist mettre cette estoire enescript. Mon intention, lorsque les copies de divers manuscrits qu’onm’exécute en ce moment à Berne seront terminées, est d’en de-mander une de cette chronique.
Un écrit qui m’a paru aussi offrir de l’importance est celui quecontient le manuscrit du neuvième siècle numéro 599, provenant dela cathédrale de Strasbourg , et qui rapporte l’histoire des Francsjusqu’à Charles-Martel. Le manuscrit de Berne offre beaucoup devariantes et quelquefois des faits nouveaux qui ne se trouvent pasdans l’édition de cette chronique donnée par Duchesne, mais d’aprèsune autre leçon, au tome premier des historiens de France , page 690.
Je voulus un instant, dans la pensée d’offrir ce travail à la Sociétéde l’Histoire de France , entreprendre de relever dans le manuscritdu quinzième siècle en quatre volumes (numéros 11, 12, 13, 14)in-folio que je trouvai à Berne , les variantes de la chronique demessire Jehan Froissart , dont une publication bien plus complèteque tout ce qui a été fait jusqu’ici doit être mise au jour par M. La-cabane; mais je ne tardai pas à m’apercevoir que ce travail minu-tieux , qui exigeait la comparaison du manuscrit avec les textes im-primés, me demanderait trop de temps. Je me bornai donc à prendrecopie de quelques passages où l’orthographe des noms étrangers,presque toujours défectueuse dans les leçons que nous possédonsen France , est parfaitement rectifiée, et où quelques faits de détailsse présentent sous un nouveau jour; mais j’examinai avec le plusgrand soin le manuscrit 323 (treizième siècle) qui contient un assezgrand nombre d’écrits. Je commençai par vérifier qu’il renfermait lepoëme historique intitulé le Veus du Hairon, que nous n’avons pasen France ; ce poëme qui met en scène si dramatiquement et avectant de vérité Robert d’Artois, le roi Edouard d’Angleterre et toutesa cour, a été publié il y a déjà long-temps par M. Buchon , d’aprèsSainte-Palaye. Je relevai avec soin toutes les inexactitudes de lacopie de ce dernier, pour servir à une nouvelle édition si jamais onl’entreprend; ensuite je portai mon attention sur la chronique ano-nyme de Flandre que renferme le même manuscrit. Je ne crois pasque cette leçon qui est incomplète , vaille la peine, bien qu’elle offrequelques différences avec celle que Denys Sauvage publia à Lyon en 1561, d’être relevée ; il en est ae même de la traduction française de Guillaume de Nangis par laquelle s’ouvre le volume : la" Bi-bliothèque royale en possède plusieurs exemplaires beaucoup pluscorrects.
Le manuscrit 410, ayant appartenu à!a bibliothèque de Daniel, mefournit l’occasion d’une vérification curieuse que j’ai signalée depuismon retour à M. Francisque Michel , qui vient de publier la vie de Mer-lin attribuée à Geoffroy de Monmouth . Dans ce recueil, en effet, ainsique le fait observer M. de Sinner, au tome premier de son catalogue,l’ouvrage de Geoffroy est dédié, non pas comme dans les éditionsimprimées jusqu’ici. à Robert, comte de Glocester , mais au roiEtienne, ou pour mieux dire , il l’est à la fois à tous deux. Voici, eneffet, les paroles de l’auteur : Opusculo meo, Stéphane rex Angliœ,faveas , ut si te doctore , te monitore corrigatur ; quod non ex Gaufridi
fonticulo censeatur extortum, sed sale minervœ tuce conditum .
Tuque Roberte, consul Claüdicestrie,. alta regni nostri columna,operam adhibeas tuam, ut utriusque moderalione cornmunicata, editioin medium producta et pulchrius elucescat, etc.
Le titre : Vie de saint Louis, avec cette courte mention, impiet
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