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Mes cuers par mainte fois regretteLe grant perte de Damiete,
Que réceuns par le légat.
Crestientés trop s’endebrete rMult le trast d’agüe sajette,
Et n’aura de cruel barat.
Elas ! li Turc estoient matQuand Coradins flst .1. acatDont li légas reçiut le dete ;
Et puis que no mère nos batDe la verge qui nos abat,
Ele n’est mie partot nete.
En vo roiame est ÀntecrisVenus por vos déseriter.
Jà a sermoné à Seniis;
S’a les clers en si haut point misQu’il font vos rentes recoper.
Ciax que vos pères flst jurerSor sains de vostre droit garderSai-je bien qu’il ont entrepris.
Rois, lai ten menu pule ovrerSans ce que ne’s vuelles grever :
H plaiseront tes anemis.
Or ascoute com faitementLi cardonaus trait no gent :
Je le vous dirai à briés mos ;
A Coradin prist parlementEt conferma par sairementQue il li renderoit les vos,
Et il si flst, bien dire l’os *.
Rome en doit bien avoir mal losQant si fait traïtor consent ;
Ele en paiera’les escos ,
Que vilonies et lais mosLi renprovera-on savent,
« Il n’y avait pas dans le l'ait de l’envoi de quelques ambassadeurs au sultan du Caire pour proposer une capitulation , par suite de laquelle l’armée chrétienne pouvait se re-tirer, en cas de trahison de la part du légat; mais il y avait eu ineptie dans la marchequ’il avait fait suivre à l’expédition.