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Puis longtemps, dont plusieurs en deuilOrentvesqui, j'en suis de ceulx;
Mais plus de rien je ne me deuilQuant ores voy que je veulx.
Si est bien le vers retournéDe grant duel en joie nouvelle,
Depuis le temps qu’ay séjournéLà où je suis, et la très belleSaison que printemps on appelleLa Dieu merci qu’ay désiréeOù toute rien se renouvelleEt estjdu sec au vert temps née.
C'est que le dégeté enfantDu roy de France légitime,
Qui longtemps a esté souffrantMains grans ennuiz, qui or à primeSe lieva ainsi que vous, primeVenant comme roy coronné,
En puissance très'grande et fineEt d’esperons d’or esperonné.
Or fesons feste à nostre roy,
Que très bien soit-il revenu!
Resjoïz de son noble arroyAlons trestous, grans et menu,
Au devant, nul ne soit tenu,
Menant joie le saluer,
Louant Dieu , qui l’a maintenu :
Criant noel ! en hault huer.
Mais or vueil raconter commentDieu a tout ce fait de sa grâce,
A qui je pri qu’avisementMe doint que rien je n’y trespasse.Raconté soit en toute place,
Car ce est digne de mémoire,
Et escript, à qui que desplace,
En mainte cronique et histoire.
Oyez par tout l’univers mondeChose sur toute merveillable ;