( MANUSCRIT 2o5. )
Le manuscrit dans lequel se trouvent les deux pièces précédentescontient encore une oeuvre assez curieuse que M. de Sinner,page 416 de son troisième volume, désigne sous le nom de Dialogueen vers entre le Concile , l’Eglise de France, la Réformation dejustice et l’Hérésie. Cette pièce, qui est une espèce de Mystère, re-monte à l’époque du concile de Bâle. Elle ouvre par la scènesuivante :
concil.
Qui estes-vous ?
l'église.
Hélas ! bon juge.
Approucbez-vous, point ne vous voy,l’église.
Saint Concil, je viens à refugeA vous ; amis, parlez à moi.
Que vous voye, en bonne foy !;
Je ne vous recoignois pas bien.
l’église.
Je ne m’en esbayz en rien ,
Car vielesse de sa natureFait devenir la véue obscure.Pardonnez-moi d’ainsi parler :Femmes ne savent riens celer.
Si croy-je pas ne véez trouble,
Car vous représentez ung nobleIoyau, pour qui fault bien veiller.