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Etudes sur l'histoire littéraire de la Suisse française : particulièrement dans la seconde moitié du XVIIIe siècle / par E.-H. Gaullieur
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liée par des services et une bienveillance réciproque,les Narbonne, Laily, Matthieu Montmorency, enfinles nobles constituants, nespéraient pas quelque chosedes personnes qui sont dans la faveur du roi. Si celaétait, je craindrais les maladresses des présomptueux,la précipitation des étourdis. Oh Dieu ! quels pilotespour sembarquer avec eux, et leur confier son honneuret son repos ! M me de Staël venait de chez M. de Garville, il y a des Français; dAnet, il y en a aussi, laprincesse de Broglie et dautres. M. de Narbonne lavaitaccompagnée; mais il sest rendu suspect ou désagréableau gouvernement de ce pays ; car on a lu son signale-ment dans les justices de villages, avec défense de l-berger. On dit que cest à la réquisition de M. Barthé-lemy, lambassadeur français. De retour à Lausanne,M me de Staël a vu Constant, et ils se sont admirés lunlautre. Elle lui a témoigné un extrême engouement,et lui, il mest venu dire le sien pour elle. Vraiment, larapidité de son esprit et lagrément de son élocutionsont remarquables. Il y a de quoi la faire imaginer belle,tandis quon la voit laide. Je voudrais que vous leussiezvue. Constant est reparti presque aussitôt après êtrearrivé. Il a fait ce quil a pu pour les Huber, et son ap-parition à Bôle leur a été favorable. Il y a mis du siende toutes manières. Les pères Heyne et Huber parais-sent disposés à prendre des arrangements paternels.La dame grossit à vue dœil, et paraît prévoir avec sa-tisfaction

« Quelque petit savant qui veut venir au monde. »