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lité, avaient adopté aussi le genre du roman. M me dePont-Vullyamoz s’essayait dans le roman historiquenational; ses Nouvelles helvétiennes ont été traduitesen allemand par Kuenlin de Fribourg. M me de Poliertraduisait de l’allemand Antonie et d’autres petits ro-mans. Elle rédigeait aussi le Journal de Lausanne,recueil littéraire mensuel, qui avait succédé au Journalhebdomadaire de Lausanne du professeur Lanteires,dans lequel on trouve de loin en loin des mélanges cu-rieux sur les mœurs, les arts et les lettres dans la Suisseromane. Il faudrait encore citer, parmi les dames quifaisaient ou traduisaient des romans, M mes d’Arlayet de Montrond. Les libraires Lacombe, Heubach etMourer éditaient tout cela, aux frais des auteurs la plu-part du temps ; mais enfin ces livres se plaçaient etavaient même quelquefois la vogue ou un succès mérité.C’est ce qui arriva entre autres à la traduction de Léo-nard et Gertrude du célèbre Pestalozzi, qui parut àLausanne chez Decombaz, en 1783. Ce tableau desmœurs villageoises charma et toucha tous les lecteurs.
Les hommes ne restaient pas en arrière des damesdans cette carrière des romans. Nous avons déjà parléde ceux de M. Samuel Constant. Deyverdun fut l’undes premiers à traduire Werther. On avait vu de gravesmagistrats, des baillis bernois ( car on les retrouve danstous nos sentiers littéraires), composer des romanssuisses-français, ou yallo - suisses, comme on disaitalors. C’est ainsi que Victor de Gingins de Moiry, baillid’Yverdon, celui qui essaya de protéger Jean-Jacques