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Leçons / par Michel Chevalier
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VINGT-CINQUIÈME LEÇON.

lon sest partagé le territoire, comme auraient fait lesgrands vassaux de la couronne au temps de la féodalité.Contre le réseau de monopoles qui menace de nous en-velopper, il ny a de refuge que dans la concurrence delextérieur.

Jusquici je me suis placé au point de vue du consom-mateur; cest en effet le point de vue culminant de notresujet. La production a pour objet la consommation, etles convenances du consommateur sont celles auxquellesil faut avant tout satisfaire; je parle de cette satisfactionpermanente qui résulte du bon marché normal, tel queje lai défini plus haut. Mais il n'est pas superflu détu-dier la question dans ses rapports directs avec la produc-tion même ; cest des intérêts de la production que semontrent préoccupés exclusivement les défenseurs de ladoctrine protectionniste. Ils représentent que, par la-doption dune politique commerciale qui serait libérale,on pourrait bien momentanément contenter le consom-mateur, mais que ce serait un avantage passager quele lendemain il faudrait payer cher, parce quon auraittari les sources de la production et du travail en ruinantles ateliers français. Seul, leur système garantit, à cequils disent, le développement du travail national etlélévation defe salaires. Suivons-les donc sur ce terrain.

Les populations ouvrières, dans lintérêt desquelles ilscroient parler, forment, en effet, une partie de la sociétédont on ne saurait être trop préoccupé; cest par rapportà elles surtout que le bon marché importe, et pour ellesle bon marché, tel que nous lavons défini, est étroi-tement lié au développement du travail et à lélévationdes salaires. Si le système prohibitionniste était le pluspropre à développer le travail national et à provoquerla légitime hausse des salaires, je nhésite pas à le dire,je me rangerais parmi ses partisans et vous conjure-