PREFACE.
L’intenlion du roi, qui a ordonné le rétablisse-ment du système hypothécaire, était juste et bonne ;l’effet y a-t-il répondu?
Les conseillers de la couronne , à qui la tâchede rédiger une loi de cette nature était naturelle-ment dévolue, l’ont-ils bien servie ?
C’est ce que j’examine dans la suite de cet ou-vrage, que je rends public , parce que, manuscrit,il serait mis de côté, et parce que le roi lui-mêmene peut connaître que par la manifestation de l’o-pinion publique qui se formera après qu’il serarépandu, si et sur quels points j’ai raison ou tort.
L’entreprise cependant était bien facile, et d’unsuccès assuré, si on l’avait voulu. Cinq cent mille su-jets du roi (les habitants du duché de Gênes ) viventsous un système hypothécaire qui fut le fruit d’unelongue et solennelle discussion, qui occupa pen-dant quatre années quatre législatures en France ,et à laquelle prit part tout ce qu’il y avait de ju-risconsultes et d’hommes d’état distingués de ce
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pays. Il n’y avait donc qu’à étendre le même sys-tème, ou, pour mieux dire, à le rendre aux autressujets de S. M., qui en furent privés bien mal-