PRÉFACE.
J
C’est vouloir déconsidérer le gouvernement, et en-gendrer le mécontentement ! Mais ne conçoit-on pasque , si les observations ne sont pas fondées, ellestombent dans l’oubli, et même dans le mépris ; etque si elles sont fondées, et cependant négligéespar les conseillers de la couronne, il faut alors im-puter à ceux-ci et le mécontentement du peuple, etla déconsidération dont ils voudraient se plaindre?
Une mauvaise critique fait ressortir un bon ou-vrage, comme le soleil paraît plus brillant lorsqueles brouillards sont dissipés.
rent beaucoup plus rares. Ou apporta des tnodificatious et desrestrictions à la résurrection des fidéicommis et autressubstitutions. On facilita et on pressa singulièrement l’aboli-tion des droits féodaux et des dîmes. On concilia les droitsde banalité avec ceuxdes nouvelles propriétés, qu’auparavanton faisait démolir. On respecta en général beaucoup plus etles jugements rendus sous lerégime français , et tous les droitsacquis en vertu des lois françaises. On eut un peu plus de con-sidération pour ceux qui avaient rempli des fonctions publi-ques du temps des Français . On donna une indemnité aux émi-grés de Savoie et de Nice , qui n’étaient pas de véritables émi-grés relativement au Piémont , n’ayant pas quitté le territoirede l’état; et on tranquillisa les acquéreurs de biens nationaux.On maintint l’affranchissement des bénéfices simples et cha-pelles laïques, et les biens qui y étaient affectés furent consi-dérés comme propriétés privées. On abolit presque entière-ment les dispositions de la loi restrictive des locations des biensruraux On s’appliqua (plus ou moins heureusement) à la con-fection d’une nouvelle organisation judiciaire. On prêta une