ANECDOTES.
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tué. — Le voyageur peut encore voir dans le châteaud’Ortenslein la hache, instrument de ce double homi-cide, qu’on y garde avec soin en mémoire de cet évé-nement remarquable.
L’an 1450, le vieux comte de Werdenberg, quin’avait pu empêcher, vingt-six ans auparavant, sessujets du Rheinwald, de Thusis et de Schams d’accéderà la Ligue Grise qui se formait alors, résolut enfin deles rendre à leur premier esclavage : il fait filer secrè-tement quelques troupes, sous la conduite de Jean deRechbeig, depuis son comté de Sargans dans le paysgrison, par le mont Gonggel : après avoir traversé denuit et en silence la vallée de Tamins, le Rhin et lesterres du baron de Rha'ziins qui était du complot, sapetite armée arrive au pied du château de ILcrenbourg,comptant le trouver sans défense. Mais les paysansdes nombreux villages du Rheinwald et des montagnesde Schams, instruits à temps de sa marche, avaientpris les armes, s’étaient joints à leurs confédérés descommunautés voisines qu’ils avaient trouvé le moyend’avertir, et les reçurent si bien qu’une partie des sol-dats du comte de Werdenberg fut tuée et 1’ utre chas-sée du pays : mais ce succès ne suffisait pas â ces mon-tagnards, ils voulaient encore tirer une vengeanceéclatante du baron Henri de Rha'ziins : infidèle auserment que son père avait prêté sous le fameux til-leul de Irons, en J424, quand il assura la liberté dela Ligue Grise avec l’abbé de Disentis et le comte de