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ANECDOTES.
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» conseillers. Les cantons censurèrent fort le bailli» Nicolas Halter d’Unterwald, qu’ils avaient fait citer» à Baden, et ordonnèrent qu’on devait être plus cir-« conspect à l’avenir, pour ne pas appliquer si légère-» ment et sur un simple soupçon un homme à la tor-» ture ; et c’est aussi ce qu’on a pratiqué dès lors...
» Quis talia fan do» Temperet a lacrymis?
Un ancien couvent, dont l’église subsiste encore àcôté du château épiscopal de Coire, dut jadis la meil-leure partie de ses revenus à une cause bien singu-lière. Ce couvent s’appelait St.-Lucius, du nom dupremier évêque de Coire, devenu patron de l’évêché,qu’on nous assure avoir vécu vers la fin d 1 secondsiècle de l’Eglise. L’an 1194, un seigneur de la hauteRhétie, nommé Rutgar de Limpach, laissa égarerpendant la moisson son fils unique, encore fort jeune;toutes les recherches furent inutiles et ne servirentqu’à constater cette perte désolante, sans donner au-cun renseignement sur le sort de l’enfant. Le père audésespoir fit vœu que le jour qu’il retrouverait sonfils mort ou vif, il donnerait tous ses biens au saintdont la fête tomberait sur ce jour-là, c’est-à-dire à toutcouvent ou abbaye du pays qui en porterait le nom.Le 12 décembre de la même année, jour de St.-Lucius,l’enfant fut retrouvé étouffé sous un tas de gerbes. Onconjectura que durant la chaleur du jour, s’étant en-dormi d’un sommeil pesant dans la grange où l’on