ANECDOTES.
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■n tenir à quelques principes judaïques sur la manière« de faire fortune. » C’est donc parce que nous res-semblons aux Juifs que nous en avons eu pitié. . ?Certes, M. Brissot, vous devriez avoir honte de ne re-lever une bonne action que pour en empoisonner mé-chamment le motif. Ce vous était peu de parler, sansle moindre signe de commisération, de mille person-nes, vieillards, enfants, malades, femmes enceintes,chassés de leur domicile avec autant de violence qued’injustice; il fallait encore insulter lâchement à labienfaisance de ceux qui les ont accueillis au seultitre d’hommes souffrants et malheureux... il fallait,à vos yeux, que ceux qui ont empêché ces pauvresgens de mourir de faim ou de périr sous les coupsd’une populace effrénée, partageassent les torts quevous attribuez aux Juifs... il fallait, tout à la fois, quevous outrageassiez la compassion jusques dans sasource sacrée, que vous fissiez du cri de la nature lavoix d’un intérêt sordide, et que vous ne vissiez dansd’honnêtes Suisses qui recueillent les tristes victimesde vos principes, que des usuriers et des prêteurs surgages.
Apprenez, M. Brissot, et je vous le dirai au milieudes rues de Bâle, si jamais j’ai le malheur de vous yrencontrer, apprenez d’un républicain qui parle avecfranchise parce qu’il pense avec loyauté, que sus-pecter la vertu d’autrui, c’est rendre la sienne propreplus qu’équivoque ; que révoquer en doute une bonneaction de son prochain, c’est dire ouvertement : « Je» n’en serais pas capable ; car, ce que je ne ferais pas,