1) ARTH.
“2“2f
» demandent de suivre leurs vertueuses traces; ils» vous demandent d’imiter leur bonne foi, leur noble» simplicité et leur mâle courage ; ils vous demandent» de conserver sans tache la gloire qu’ils ont acquise,
» de transmettre sans altération à vos descendants le» précieux, dépôt de la liberté, qu’ils vous ont confié,
» et de ne rien faire d’indigne du beau nom de Suisse. »
Après ce prologue, reçu avec un applaudissementgénéral, commença la pièce, partagée en cinq actes,si l’on peut donner ce nom aux diverses parties d’undrame purement historique.
Dans le premier, le gouverneur autrichien s’emparede la maison de Stauffacher, sous prétexte qu’elle est*trop grande pour un particulier et qu’elle peut servirde forteresse ; paraissent ensuite les trois libérateursqui déplorent le triste état de la patrie, rappellent lesvexations générales et les griefs particuliers, et selient mutuellement par un serment solennel afin dechasser les oppresseurs.
Dans le second, on dresse dans la place publiqued’Altorf la pique au bout de laquelle est le chapeau deGessler, que chaque passant doit saluer sous peined’être sévèrement puni s’il ne le fait pas : Tell refusede rendre cet avilissant hommage au gouverneur ; ilest pris, condamné à abattre d’un coup de flèche unepomme placée sur la tète de son fils, et il l’exécuteavec une adresse et un bonheur singulier.
Dans le troisième, les satellites autrichiens enlèventles bœufs de la charrue du vieux Melchthal, en disantque des paysans comme les Suisses doivent s’atteler