SI!H NICOLAS DE ELLE.
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» aux alliances particulières, qui ne peuvent faire» naître que des dissensions. Et vous, en s’adressant» aux députés des cantons , souvenez-vous des servi-» ces que vous ont rendus Fribourg et Soleure ; ad-» mettez-les dans le corps helvétique ; un jour vous» vous applaudirez d’avoir suivi mon conseil. En ou-» tre, j’ai appris avec douleur qu’au lieu de remercier» Dieu de vos victoires, vous disputez sans cesse entre» vous sur le butin : chers amis, partagez dans la» suite les terres conquises suivant le nombre des can-» tons, et le reste du butin suivant le nombre des» hommes... Enfin, unissez-vous tous par un lien com-» mun d’amour, de fidélité et de bon ordre... Je n’en» dirai pas davantage.. . Que le Seigneur soit avec» vous... » Tous les députés applaudirent à ces pa-roles, et en témoignèrent leur reconnaissance au res-pectable solitaire. « Et Dieu permit par sa grâce, dit» un auteur de ce temps-là, que les paroles du saint» ermite fissent effet sur les coeurs ; et cette négocia-» tion entièrement rompue le même matin fut arran-» gée et conclue dans une heure. » Quelques joursaprès, en effet, l’alliance des dix cantons fut signéed’après les conseils du sage Nicolas.
Tous les cantons lui témoignèrent leur reconnais-sance et leur estime par des lettres accompagnées deprésents, qu’il employa à l’ornement de sa petite cha-pelle. Il répondit au sénat de Berne : « Je reconnais» votre amitié paternelle qui me cause plus de joie» encore que vos présents, dont je ne ferais pas moins» de cas s’ils étaient plus modérés. Puissé-je être