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Tome premier.
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NOTICE BIOGRAPHIQUE

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plus vrais bienfaiteurs. Pourquoi, quand on a fondécet hôpital, ne pas consacrer, en le gravant sur lesplus précieux métaux, le bienfait et la reconnais-sance? On aurait mis d’un côté la tête du négociantNeuehâtelois, ceinte de la couronne civique, aveccette inscription : Davidi Pari, civi optimo, patri pau-perum sénat us populusque Neomstrensis dicat (DavidPi ri. civi opt. p PAiiP. s. p. (j. Neocastr. i>.), et aurevers un arrosoir avec cette devise : impletlr utspargat. Mais que dis-je? Qu’a-t-il besoin, ce mortelbienfaisant, de médailles, de monuments, de statues?Sa mémoire sacrée ne reste-t-elle pas gravée en traitsineffaçables dans le cœur de ses concitoyens ? Les bé-nédictions des heureux qu’il a faits ne sont-elles pasbien plus douces à sa pensée que toutes ces jouissancesprécaires que le riche égoïste paye si chèrement deson or, de sa santé et de son repos? et ne dira-t-on pasde lui après sa mort : « Il a répandu, il a donné» aux pauvres; sa justice demeure éternellement. »<Ps. cxii, v. 9.)

Cet excellent citoyen est mort sans postérité à Lis-bonne, le 31 mai 1780, à l’àge de 77 ans. Le précisde son testament vaudra mieux que tous les élogesqu’on pourrait donner à ses vertus. Après avoir, tantdans le corps du testament que par des eodiciles, dis-tribué la somme de 137580 cruzades (à 400 rèspièce) en divers legs à ses parents, à ses amis, à sesfacteurs, à ses domestiques, aux pauvres de la paroisse

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