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Tome premier.
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SUR ANDRÉ WEISS.

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des détails qui nous sont étrangers, il suffit de dire queplusieurs personnes lui durent leur place et leur for-tune.

Bientôt après son retour, l’université de Leyde luidonna la commission flatteuse de complimenter, enson nom, le prince d’Orange qui, parvenu à sa ma-jorité, prenait en main les rênes de l’état. Le discourspublic qu’il prononça à cette occasion, le 15 avril 1766,justifia pleinement la haute idée qu’on avait de ses ta-lents ; mais ce ne fut qu’à regret qu’il en permit l’im-pression , tant il est vrai que la modestie est toujoursle sceau de la véritable sagesse.

Il avait consacré l’àge de sa force aux étrangers ;

il crut devoir à sa patrie l’àge de sa maturité.

Aussi, malgré les pressantes sollicitations qu’on luifit de toute part pour rester en Hollande, il revint àBàle jouir au milieu des siens du fruit de ses longstravaux, et goûter, loin du théâtre orageux des courset des factions, les douceurs d’un repos philosophi-que. — Ce fut en 1772 qu’il devint membre de laSociété helvétique, alors séant à Schinznach ; il re-gardait , et à juste titre, cette institution comme uneécole de patriotisme et un lien de confraternité. Plusd’une fois il m’a témoigné ses regrets de ce que songrand âge ne lui permettait plus d’aller s’y réunir àses compatriotes des divers cantons pour leur porterle tribut d’estime et les vœux que leur doit tout bonSuisse.

L’année suivante il entra dans le conseil de régence

de la république ; le nouveau Sénateur remplit cettei. 17