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FRAGMENT
ses choix sont toujours heureux et ont un charme sin-gulier.
MM. Hubert, père et fils, de Genève: le premierconnu d’abord par des découpures charmantes qui or-nent les plus beaux cabinets, a peint ensuite dans tousles genres avec un agrément et un je ne sais quoi quicharment les connaisseurs : il excelle à peindre la figure,les chevaux et des animaux en général ; le fils excelledans le paysage et la bambochade.
Les étrangers qui voyagent en Suisse vont voir avecempressement à Orbe des tableaux d’un genre nouveau,faits à l’aiguille, par feu M lle Thomasset, d’après lesplus grands maîtres, et quelques-uns d’après nature,dans toutes sortes de genres et de grandeurs ; ce sontdes portraitsde bambochades, des ruines, des animaux,des paysages, d’un effet tel que l’on croit voir des ta-bleaux précieux plutôt que des ouvrages en broderie.Une dame d’Yverdon, que nous nous ferions un plaisirde nommer, excelle aussi dans ce genre, et le pousseraaussi loin qu’il est possible.
Un simple paysan du canton de Zurich, nomméKôlla, est parvenu par son seul génie et avec très-peude secours, à une supériorité surprenante dans les pe-tites bambochades : il a fait beaucoup de petits ta-bleaux à l’huile, pleins de vérité, qui aujourd’hui sontachetés à tout prix des étrangers, et surtout des An-glais.
On pourrait placer ici Liotard et quelques autres,mais ils sont trop connus par leurs talents supérieurs