d’i n sermon.
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dans les cieux qui ne s’ouvrent jamais, ni aux lâches rni aux traîtres. Leur conduite, approuvée de notre na-tion, de l’Europe, que dis-je, de tout ce qu’il y ad’honnêtes gens dans le monde entier, loin de souillernos glorieuses annales, en fera au contraire un destraits les plus éclatants ; on y lira jusqu’à la fin dessiècles : « Un monarque infortuné , après de longuesfactions était détrôné par des sujets rebelles et par-jures, tous les siens l’abandonnaient honteusement...Seuls, les fils des étrangers se sont levés pour le défen-dre ; mais les soldats de cette garde fidèle, trahis parceux qui auraient dû les seconder et accablés par lenombre, ont enfin succombé :_ la couronne à la-
quelle seule ils étaient attachés par les traités de leurpatrie, cette couronne tombe.... et ils tombent avecelle , en arrosant ces débris épars de leur sang géné-reux. » Ah mes frères ! si nos concitoyens ont été ca-pables d’un tel dévouement pour un prince étranger,jugez, jugez par là de ce que les Suisses sont en étatde faire pour la commune patrie au premier péril quila menacera. Non, non, troupe illustre et chérie îélite immolée en sacrifice volontaire sur l’autel de lafidélité ! nous ne vous oublierons jamais : mais laissantau juste Juge, arbitre des combats et des événements,le soin de faire retomber votre sang innocent sur lesassassins qui l’ont répandu , nous inscrirons du moinsvos noms dans nos fastes à côté de ceux des héros quiy tiennent la première place : nous défendrons votremémoire contre ces vils détracteurs complices de vosbourreaux , qui même au milieu de nous cherchent à