POÉSIES.
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mêmes des grandes villes les entendront avec quel-que plaisir, et leurs âmes rétrécies se r’ouvrirontpeut-être à la douce émotion des plaisirs innocents dela nature ou de la voix plaintive du malheur.
D.
ÉPITRE
A CELLE Qlt LES CHANTERA.
O vous, dont le charme vainqueurDans le plus aimable esclavageNous fait rencontrer le bonheur !
A vous seule appartient l’hommageEt de ma muse , et de mon cœurDont mes chansons furent l'ouvrage !Daignez accepter ces chansons ,Filles de ma jeune musette:
Souvent au fond de nos vallonsAprès moi l’écho les répète :
Le gazouillement des oiseaux ,
Le frémissement des roseauxDont Zéphirc agite la tête ,
Et le doux murmure des eauxQui coulent près de ma retraite ,Leur prêtent des attraits nouveaux.Mais si cette bouche charmanteDont le sourire nous enchante ,Veut quelquefois les répéter ,
L’eau qui murmure en ce bocage,Zéphyr balançant le feuillage ,
Ces oiseaux dont j’aime écouterAu déclin du jour le ramage ,N’auront plus l’art de m’arrêter.Jamais ma muse téméraireNe peindra l’horreur des combats :Du laurier de Mars en colèreCueilli d’une main sanguinaire