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Tome premier.
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POÉSIES.

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mêmes des grandes villes les entendront avec quel-que plaisir, et leurs âmes rétrécies se r’ouvrirontpeut-être à la douce émotion des plaisirs innocents dela nature ou de la voix plaintive du malheur.

D.

ÉPITRE

A CELLE Qlt LES CHANTERA.

O vous, dont le charme vainqueurDans le plus aimable esclavageNous fait rencontrer le bonheur !

A vous seule appartient l’hommageEt de ma muse , et de mon cœurDont mes chansons furent l'ouvrage !Daignez accepter ces chansons ,Filles de ma jeune musette:

Souvent au fond de nos vallonsAprès moi l’écho les répète :

Le gazouillement des oiseaux ,

Le frémissement des roseauxDont Zéphirc agite la tête ,

Et le doux murmure des eauxQui coulent près de ma retraite ,Leur prêtent des attraits nouveaux.Mais si cette bouche charmanteDont le sourire nous enchante ,Veut quelquefois les répéter ,

L’eau qui murmure en ce bocage,Zéphyr balançant le feuillage ,

Ces oiseaux dont j’aime écouterAu déclin du jour le ramage ,N’auront plus l’art de m’arrêter.Jamais ma muse téméraireNe peindra l’horreur des combats :Du laurier de Mars en colèreCueilli d’une main sanguinaire