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POESIKS.
Notice sur la romance précédente.
La Dole est la montagne la plus occidentale du pays de Vaud ;elle est une des plus hautes de la chaîne du Jura qui sépare laSuisse de la Franche-Comté: sur son sommet, éloigné de Ge-nève d’environ six lieues , il y a une esplanade gazonnée etcouverte desp lus belles (leurs , d’où l’œil embrasse tout le lacLéman , ses deux bords, et les Alpes de Savoie, du Valais , del’Oberland et de la Gruyère ; c’est là que les deux premiersdimanches du mois d’août montent en partie de plaisir unefoule de jeunes paysans et paysannes du environ de Nyon etde Bonmont ; on y chante , on y danse , on y mange une crèmeépaisse et aromatique , embaumée du parfum des simplesles plus rares. Une tradition assez bien établie porte qu’unenoce d’un village voisin vint, il y a plus de deux siècles , à cettefête annuelle avec les époux mariés du même jour ; que lajeune femme marchant imprudemment au bord du rocher, fitun faux pas , et que son mari qui voulut la retenir , tomba avecelle dans un précipice d’une hauteur effrayante : on prétendencore reconnaître à quelques traces rougeâtres le roc où ilsmêlèrent leur sang en expirant. Instruit par un vieux bergerde la Dole de leur tragique histoire , l’auteur de cette romances’écria sur le lieu même , dans un attendrissement poétique .
Fortunati arabo ! Si quid mea earmina possunt,
Piulla dies unquam memori vos eximet ævo.
I.K» l»i;NIH* VtTKIltia.N.
Viens , ma fille , viens vers ta mère.Repose en paix sur mes genoux ;
Par tes regards dis à ton pèreDe se placer auprès de nous :
Il semble que tu m'es plus chèreQuand je te montre à mon époux
Lorsque mon sein que la natmeD’un lait pur a soin de remplir,T’offre une saine nourriture ,
Rien n’est égal à mon plaisir :
Plus de plainte , plus de murmureDes maux que tu m’as fait souffrir.