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Tome premier.
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POÉSIES.

C’est toi seule que j’admireSur nos coteaux, dans nos bois ;Partout je vois ton sourire,

Et partout j’entends ta voix.

Au bord de cette fontaineA mes côtés viens t’asseoir;

Au pied de ce jeune frêneParlons d’amour jusqu’au soir.Laisse-moi de cette roseCouronner tes blonds cheveux :Vois, Lisette ! à peine écloseElle te ressemble mieux.

Comme ta taille légèreEmbellit ce corset blanc !

Que cet habit de bergèreA mes yeux semble élégant !Crois-moi ; toute autre parureSiérait mal à tes attraits :

Il faut aider la nature,

M ais non déguiser ses traits.

Sur mon cœur, dans cet asile,Que tes charmes sont puissants !Tu me plaisais à la ville ;

Mais tu me ravis aux champs.Lisette, dans ce lieu mêmeOù par toi tout s’embellit,

Je t'ai dit cent fois, je t’aime.Sans te l’avoir assez dit.

C’est ici que, d’un sourireAutorisant mes aveux,

Dans tes yeux j’appris à lireQue tu partageais mes feux :C’est sous cet épais feuillage,Confident de notre amour,

Que tu payas mon hommageDe l’espoir d’un doux retour.

Loin du tourbillon du monde,Le bonheur est dans ces lieux;11 est au bord de cette onde,Sur ta bouche et dans tes yeux.