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Tome troisième.
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FRAGMENTS

à S 1 Gall pour le prochain mois de mai. Otton le filsétant alors entré, il lui montre la lettre. Lejeune roise met à rire. « Oui ! lui dit son père, tu peux bien rire,toi... mais cest à moi de pleurer : tu nas eu que tropraison de me dire que ce Sandrat ne méritait pas maconfiance. Il faut quil se trouve et quil soit puniexemplairement. » Le courrier retourne à S Gall, etréjouit tous les religieux par la lettre de lempereur,qui exprime son chagrin de ce qui sest passé, et quipromet de ne plus leur envoyer de pareils sycophan-tes. On se prépare à recevoir ces illustres hôtes dunemanière convenable à leur dignité. Lempereur serend avec sa cour, selon sa promesse, à S 1 Gall, laveille de lAscension (969). Il désirait dès longtempsde voir cette abbaye, la plus célèbre de lEurope parses écoles, son savoir, et les grands hommes quelleavait fournis à lEglise, la plupart des princes delempire recevaient alors leur première éducation, etqui même avait été honorée dune ambassade dAl-theslan roi dAngleterre, par laquelle ce petit-fils dugrand Alfred demandait son alliance. Sitôt arrivé, ilentre dans léglise, tenant son sceptre de la maindroite, et appuyant sa gauche sur son frère Brunon,archevêque de Cologne : le jeune roi conduit sa mèrelimpératrice Adélaïde à la porte du chœur ; Brunonbaise la main de lempereur, et va se placer parmi lesreligieux qui chantaient Laudes : alors lempereursavance au milieu des frères, rangés des deux côtésdans leurs stalles et attentifs à loffice : il sy arrête,promène longtemps ses yeux de toute part, et laisse