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Tome douzième.
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FRAGMENT

L’étude des sciences est très-avancée parmi lesreligieux de S* Gall, dont plusieurs savent la languelatine, le grec et l’hébreu. Le savant Célestin Sfon-drati, d’une illustre maison de Gênes, travaille à unouvrage de philosophie , et possède des connaissancesétendues dans la théologie et le droit canon. Le biblio-thécaire Hermann s’occupe d’une histoire des couventssuisses.

Le premier dimanche d’août, lendemain de notrearrivée, il y eut une procession, à laquelle se joigni-rent en foule les paysans des villages voisins; leslitanies et autres prières furent harmonieusementchantées en allemand par les deux sexes : de même,à la messe, lorsque l’on va à la communion, \eDominenon sum dignus est prononcé en allemand par le prê-tre , ainsi que la plupart des prières publiques, à l’ex-ception de l’office.

Je reviens à la bibliothèque, dans laquelle, outreles ouvrages imprimés, il y a nombre d’excellentsmanuscrits qui nous furent fort utiles. J’indiqueraiaux savants quelques-uns des plus rares. Une histoiredlOrose, très-élégamment écrite, dont l’avertissementporte qu’elle a été collationnée par les soins deNotkeravec un autre exemplaire, et purgée des fautes faitespar un copiste ignorant; un manuscrit des poésiesd’Avitus, où l’on trouve des pièces toutes différentesde celles publiées dans l’édition de Cologne ; le livredu diacre Ferrand, adressé au comte Réginon; presquetoutes les œuvres de Prosper ; les Epîtres de Ruriciusde Limoge ; la Lettre de Raban à Héribald, évêque