42
DYNASTIE
jju, pendant quatre jours, attirer l’ennemi hors deses retranchements, résolut de les forcer. Dans la nuitdu 19au 20 avril, il donna 3000 hommes^) au capi-taine Henri Wolleb d’Uri, qui commandait sous lui,et le chargea de tourner les ennemis. Celui-ci netarda pas à emporter les deux principales redoutes,et poussa jusqu’au corps d’armée couvert par les re-tranchements qu’il fit escalader. Le brave Wollebeut la cuisse emportée par un coup de canon ( 2 ), etcria aux siens en expirant : « En avant, camarades,la victoire est à vous ! » et il dit vrai ; car après unengagement de deux heures, les ouvrages furentenlevés, et l’ennemi, complètement battu, perdit plusde 4000 des siens, tant dans le combat que dans ladéroute : le résultat de cette journée fut pour lesConfédérés la prise d’un camp tendu, de 12 pièces decanon et de S00 arquebuses ( 3 ), et pour le baron unsurcroît de gloire par ses manœuvres d’une savantetactique, également admirées des amis et des en-nemis ('*).
(!) 2000. Ibid., p. 129. (Edit.)
( 2 ) D’après l’ouvrage cité, p. 152, Wolleb fut d’abord blesséà la gorge d’un coup de feu; il continua néanmoins à guiderses troupes, se glissa sous les lances des ennemis pour lessoulever, et mourut là. (Edit.)
( 3 ) L’ouvrage cité, p. 151, donne cinq drapeaux, deux tentes,dix gros canons, dont on donna deux au baron de Sax, cinqcents arquebuses. (Edit.)
( 4 ) Les divers récits donnés de cette bataille ne mentionnentpas le baron de Ilohensax comme général. Dans les guerresdes anciens Suisses, les chefs des divers contingents étaientplus ou moins indépendants les uns des autres ; le plan d’atta»