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Tome douzième.
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DE HOHENSAX.

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qui avait pour sa garde 360 de ses sujets. Dans cettebrillante campagne, il reprend Vérone, Crémone,Bergame, Pavie et plusieurs autres places ; il force lesFrançais à se replier par le Piémont sur le Dauphiné,et il entre à Milan le 18 juillet. «Ainsi, dit May dans» son Histoire militaire de la Suisse, l’on vit cette» année l’armée française faire trembler, au mois» d’avril, toutes les puissances d’Italie liguées contre» elle ; attaquée, six semaines après ses exploits glo-» rieux, par nos ancêtres, perdre en moins d’un mois» et demi toutes ses conquêtes en Lombardie , et» obligée de repasser les monts (t. IV, p. 360). «Après avoir donné quelques jours de repos à sonarmée, Hohensax en laissa la moitié pour garder leMilanais, et ramena l’autre à Coire, où il la licencia ;elle s’était emparée en passant des pays de Lugano,de Locarno, de Mendrisio et de Valmaggia, cédés auxcantons par l’article IV du traité de Trêves, signé le22 avril précédent par l’empereur, tant en son nomqu’au nom de son neveu Sforce. De Coire, le baron sebâta de venir à la Diète de Baden, à laquelle il renditcompte de son expédition : il en reçut de justes remer-cîments, et elle le nûmma chef d’une députation dedouze des principaux magistrats des cantons chargéed’installer Sforce dans ses états, sur la demande ex-presse de ce jeune prince, qui, disait-il, « voulait» manifester à toute l’Italie qu’il se croyait unique-» ment redevable au Corps helvétique de son rétablis-» sement dans l’héritage paternel. »