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Tome douzième.
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DYNASTIE

ruines ; il établit dans ses domaines un meilleur moded’exploitation ; il perfectionna la culture de la vigneet des arbres fruitiers, et travailla de scs mains àformer, au milieu des rochers voisins de sa résidence,un grand jardin, dans lequel il cultivait les plus bellesfleurs, et où il rassembla un grand nombre de plantesexotiques, remarquables, soit par leur rareté, soit parleur usage en médecine.

Au milieu de ses utiles occupations, il ne négligeapoint les muses, qu’il n’avait jamais oubliées, mêmedans le tumulte des camps : il lut et relut tous les ou-vrages classiques; il fit des extraits des livres nou-veaux ; il soutint une correspondance en allemand,en italien, en français, en latin, avec plusieurs sa-vants , tant nationaux qu'étrangers, dont quelques-uns étaient intimement liés avec lui, entre autres,notre célèbre historien Simler, qui lui dédia en1S75 sa biographie de Bullinger. Il faisait très-élé-gamment des vers latins, et il nous reste quelquespièces élégiaques qu’il composa en cette langue sur lamort de ses enfants. Pendant son séjour en Hollande,il avait rassemblé à grands frais une bibliothèque desmeilleurs ouvrages ; l’ayant fait embarquer pour laSuisse, elle fut prise par des corsaires, et il regrettabien plus la perte de ses livres que celle de plusieursbijoux et effets précieux, qui furent pillés sur le mêmebâtiment.

Sa tranquillité domestique était cependant troubléepar des mésintelligences qui s’étaient élevées entrelui et son frère aîné, Jean-Albert : indépendamment