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dynastie
fuite, passé le Rhin, et cherché un asile dans le cou-vent voisin de Bandern : mais craignant d’être arrêté,il en sortit déguisé, mena la vie errante d’un brigandpendant quelques années, et fut enfin décapité àVienne pour d’autres crimes.
Jean-Philippe ne laissa qu’un fils âgé de 4 ans, quihérita de ses terres ; le Sénat de Zurich lui nommadeux tuteurs tirés de son sein pour administrer labaronnie au nom de leur pupille et pendant sa mino-rité, et pour terminer les différends que celte succes-sion avait suscités avec ses cousins, fils de Jean-Ulrich,mort de chagrin, comme il a été dit, trois mois aprèsl’attentat commis par son fils aîné. Ce fils unique dubaron, nommé Frédéric-Louis, était né à Mossbach,le 22 mars 1592 : il avait eu pour parrains FrédéricIV, électeur Palatin, et les quatre cantons évangéli-ques, Zurich, Berne, Bâle et Schaffhouse 8 : dégéné-rant de ses ancêtres , il prouva la vérité de ce vieuxadage, Filii heroum noxæ; il répondit mal à la bonneéducation qu’on chercha à lui donner, et prit de bonneheure des habitudes de désordre et de libertinage :parvenu à sa majorité, il se laissa conduire par unemaîtresse, dont le luxe et l’entretien des enfants illé-gitimes qu’il en eut, hâtèrent sa ruine 9 . Pour satis-faire ses créanciers, il fut réduit à vendre, en 1615,sa baronnie souveraine et indépendante de Hohensaxà l’Etat de Zurich , qui la paya 115000 florins d’Em-pire : il ne se maria point et mourut, en 1629, dansl’obscurité et dans le mépris. Ses domaines de Fors-tegg, de Frischenberg et de Kempten passèrent avec les