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Tome douzième.
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DE FRANÇOIS I er A LA DIÈTE.

ait sceu faire, et pareillement ses Ambassadeurs, ellen’a jamais peu parvenir, combien que par plusieurset diverses fois, vous ayons très-instamment fait prieret requérir de cet affaire. Et pour autant, très-cherset grands Amis! que la requeste nous semble tantjuste et raisonnable qu’il ne seroit possible de plus,attendu l’alliance et combourgeoisie qui est entre lesSeigneurs des villes, Berne, Lutzern , Frybourg etSolleure, et notre cousine. Ayant été adverti, qu’ellerenvoyé présentement par devers vous pour la pour-suitte et sollicitation de ce dit affaire, désirant singuliè-rement qu’elle puisse obtenir de vous ce qu’elle désire,et en cet endroit et outre ces affaires, lui aider et sur-venir de tout nostre pouvoir, en fabveur mesmementde la proximité du lignage, dont elle et nos très-cherset aymés cousins ses enfans nous attouchent : nousavons bien voulu escrire la présente, pour vous prieret requérir, tant et si affectueusement qu’il nous estpossible, que pour l’amour de nous, vous veuillez estrecontens à ceste fois de tant nous complaire, que devouloir rendre et restituer à notre ditte cousine sondit Comté de Neuchâtel, en quoy faisant, outre ce,que vous ferés œuvre très-agréable à Dieu et à lalouange de vous, qui avez esté ordinairement estiméset réputés gardiens et defîenseurs des femmes vefves,vous nous ferez très-singulier service et plaisir, ainsique plus à plein pourrés entendre par nos Ambassa-deurs, estant de présent par de là, auxquels escrivonsde cet affaire, pour vous en solliciter et prier, de parnous; et sur ce prions Dieu, très-chers et grands

XII. O