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MANUSCRIT
quand il s’agira de cet évêque. Roger mourut en4219, le 3 des Nones de mars (b mars) : il fut ense-veli en habits pontificaux avec le Pallium, devantl’autel du bienheureux Jean-Baptiste , sur lequel lesreliques de la bienheureuse Marie furent placées dansla suite. Il avait résigné en 4211, et il y eut, à sonoccasion, un grand procès entre l’évêque Berlhold (sonsuccesseur) et le Chapitre : ce dernier prétendait queRoger étant mort chanoine et ab intestat, la succes-sion des chanoines appartenait au Chapitre sans con-testation ni difficulté, en vertu d’une ancienne cou-tume qui existait plus d’un siècle auparavant dans leChapitre. De son côté, l’évêque disait que la choseétait vraie des autres chanoines; mais qu’il n’en étaitpas ainsi de Roger, qui s’était réservé une prébendeet plusieurs revenus de la mense ; desquels le Cha-pitre ne pouvait hériter en aucune façon. Il y eut enfinun compromis à la satisfaction du Chapitre, par lequelles biens épiscopaux retournèrent à l’évêque , et toutle reste de l’héritage revint au Chapitre.
En 1211, à l’octave de l’Epiphanie, Berthold, filsd’Ulric, comte de Neuchâtel et trésorier (du Cha-pitre) de Lausanne, fut élu à l’unanimité des suffrageset tint le siège huit ans et six mois. Il donna à lamense épiscopale les hommes qu’il avait à Ponterouseet à Pontveyron : pour l’achat des fiefs nécessaires àla dite mense, il paya à Pierre, seigneur de S‘Martin,40 livres pour un homme lige, et à Guillaume deFruence, 2b livres pour un autre. Le même évêquedonna aussi pour le quart des décimes de Gumoens