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MANUSCRIT
d’argent et 8 livres lausannoises, comme il paraît pardes quittances des dits comtes de Neuchâtel qui recon-naissent avoir reçu ces sommes, et de plus par deslettres apostoliques qui défendent d’aliéner de telsdroits à l’avenir. Il racheta aussi le droit d’avoué deLausanne (avocatia) avec ses dépendances, d’Aymonde Faucigny, lequel l’avait acquis des comtes de Ky-bourg et de quelques autres, qui prétendaient posséderce droit, comme fils de la sœur de Berthold , duc deThuringe (Zæhringen) : ce dernier le tenait de Guil-laume et d’Otton de Gaveinstein *, auxquels il avaitété inféodé par Landric, évêque de Lausanne, quoiquecela lui fût défendu. Le dit évêque Guillaume la payaau dit Aymon de Faucigny, 320 marcs d’argent ; deplus il lui remit, tant en son nom qu’au nom du Cha-pitre, tout les dommages évalués à 1000 marcs qu’ilavait, à raison de cette charge, causés à l’église deLausanne, comme en fait foi un ancien livre appeléRegistre de Patrodi , qui appartient à Aymon de Mont-faucon, évêque de Lausanne : il retira aussi pour 190livres, de Gauthier seigneur de Blonay, sa portion,c’est-à-dire, le quart de ses droits sur Vevey. Commeil voulait recouvrer à son église tout ce qui en avaitété injustement aliéné par son ancien évêque Lambert,il reprit encore comme engagiste l’avouerie de Sainl-Saphorin, des mains de Pierre de Rubeaqua (de la Ro-givue) et de ses frères, et celle de Lutry de Guillaumede Palaizieux. II tint l’évêché huit ans moins six se-maines , et donna au Chapitre une partie de sa dîme* Garenstcin. (Edit.)