Band 
Tome douzième.
Seite
209
JPEG-Download
 

DE MOUDON.

209

élu par une faction, avant que la requête du comtede Savoie fût parvenue au pape, entra à main arméedans la Cité et mit garnison dans le moûtier (la cathé-drale), dans la maison de Nicolas de Chavornay, àS‘Maire et aux portes de la Cité ; ce que trouvèrentbien mauvais presque tous les habitants de la Cité etdu bourg (la haute et basse ville). Quand on eutsonné vêpres, le prévôt Cuno (d’Estavayer) et leschanoines présents intimèrent au dit de Faucigny dene point occuper la Cité par violence, contre la vo-lonté du Chapitre et des citoyens, et que s’il conti-nuait, le Chapitre allait se dissoudre: le dit, aprèsdivers prétextes et excuses, n’évacua point les postesqu’il avait occupés. Alors le Chapitre cessa de s’as-sembler. Le vendredi suivant se conclut une espècede paix entre le dit élu (Jean de Cossonay) et le sei-gneur de Faucigny, par l’entremise du doyen et ducamérier de Besançon, de Cuno, prévôt de Lausanne,des seigneurs Pierre de Grandson et Guillaume deGressier. Le dit élu jura la paix sur les mains desseigneurs de Grandson et de Gressier, et eux, de leurcôté, promirent de l’observer sur la main de l’élu.Mais cette paix ne fut pas même observée un jourentier ; car le lendemain les bourgeois firent entrerdans la ville (basse) l’élu, qui amenait à sa suite sesfrères, ses parents, ses amis, les hommes de l’égliseet du Chapitre tous armés, et ils s’établirent dans lesmaisons les plus fortes de S* Pierre et de S 1 Laurent :ce que voyant, le seigneur de Faucigny se fortifiadans la Cité et fit abattre les maisons attenantes aux