POÉSIES.
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O Vierge de Brienz, conduisez nos bergers!
Ils quittent leurs chalets pour voler aux dangers :
Ils s’en vont, sous l’abri d’un drapeau légitime ,
Défendre l’innocence et désarmer le crime.
Tout homme doit savoir s’exposer à la mort ;
Plus il la voit de près, moins il craint son effort.
Le mépris du trépas conduit à la victoire :
Si le brave succombe, il succombe avec gloire.
O Vierge de Brienz ! protégez nos guerriers ;
C’est pour y revenir qu’ils laissent leurs foyers.
De leurs nobles exploits , de leur haute vaillance,
La paix et le repos seront la récompense ;
Et quand nous les verrons retourner triomphants ,
L’écho de nos rochers répétera nos chants.
De leur sang généreux rougiront-ils la terre?
Nous seront-ils rendus, épargnés par la guerre? [grands!
Voyez-les... qu’ils sont beaux, qu’ils sontforts, qu’ils sont
O Vierge de Brienz , ramenez nos enfants !
Une très-ancienne tradition dit que dans les vieuxtemps, il y avait entre les lacs de Thoune et de Brienz,une chapelle de la Vierge de Brienz, soit de Notre-Damede bon secours (Maria Hilff), où, lorsque les Oberlan-dais partaient pour quelque expédition, les femmes et lesfilles du pays se rendaient ordinairement de nuit, pourdemander au ciel de ramener heureusement leurs fils,leurs frères et leurs maris, et récitaient une litanie parti-culière à cette belliqueuse peuplade.
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Genève, des Bomains fameuse colonie ,
Qui des fiers Transalpins domptait la félonie,Remplit le doux penchant de deux fermes coteauxQu’un lac large et profond bat de ses claires eaux :II a dans sa longueur, à peu d’autres commune ,
La figure d’un arc ou d’une demi-lune ;
En moins de trois soleils on ne peut au dehorsEn achever le tour et suivre ses deux bords,xn.
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