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Tome treizième.
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COURONNEMENT

prévenant, dune grande affabilité, dun esprit juste ;mais dune petite taille et ayant les yeux presqueblancs. Avec le souverain pontife était déjà venu sonfils cadet, Philippe , comte de Genève, jeune princebien fait, brave et de bonnes mœurs. Il avait à sasuite Louis, marquis de Saluces, chez lequel on nesavait ce quon devait le plus admirer de sa beauté oude son éloquence ; une grande partie de la noblesse deSavoie avait suivi Amédée à Bâle, soit comme étantson prince, soit comme devenant son pape; car lesplus grands seigneurs du pays voulurent être témoinsde son couronnement. Aussi y avait-il au moins 4000gentilshommes, tous bien montés. DAllemagne sytrouvaient le marquis de Rœtelen, brillant de jeunesseet laissant flotter au gré des vents sa blonde cheve-lure ; Conrad de Winsperg, chambellan héréditaire duS 1 Empire romain , vieillard respectable autant par saprudence que par ses années ; le comte Thierstein 8auquel personne ne put être comparé en bonne mine,ni dans sa jeunesse, ni dans son âge mûr, ni dans savieillesse : on y voyait encore des députés de Stras-bourg, de Berne, de Fribourg, de Soleure; toute lanoblesse des environs y était accourue, et il y avaitune telle affluence de peuple, que les rues pouvaient àpeine le contenir, et que, sil est permis de plaisanter,tout le vin de la ville fut épuisé. On prétend quilsétaient environ SOOOO. Pour empêcher toute rixe,la ville avait fait prendre les armes à 1000 jeunes etrobustes bourgeois, dont la tenue était aussi belle queleur mine était martiale; les uns gardaient lestrade ,