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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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COURS DÉCONOMIE POLITIQUE.

négligerai pas ce qui pourra vous éclairer sur les causesde ces désastres dont, au surplus, le retour est beaucoupmoins à craindre depuis que les nations les plus civili-sées ont soumis leurs dépenses publiques à un contrôleeffectif et accepté la publicité de leurs comptes.

Dans le cours de lan dernier, jai appelé votre atten-tion sur une heureuse application du crédit public qui aété proposée et mise en pratique chez quelques nations,et particulièrement chez nous. Je veux parler de la ga-rantie dun minimum dintérêt. Je vous ai indiqué plu-sieurs avantages de cette combinaison financière. Jauraioccasion de vous la recommander de nouveau.

Notre patrie tire sa principale force de lagriculture.En France, quand on nomme le crédit industriel, le sensle mieux approprié du mot devrait donc être le créditagricole. Chez nous pourtant le crédit agricole nexistepas ; il ny a que lusure agricole. Par lensemble de leurorganisation, et à cause de la brièveté des délais quellesaccordent, les institutions de crédit les plus répanduesaujourdhui, les banques, par nous empruntées à dautrespeuples plus commerçants quagriculteurs, sont impro-pres à assister lagriculture dont les opérations sont delongue haleine. Leur inaction en face de lagriculture,qui demandait secours, était forcée; mais nous navonsrien fait pour y suppléer. La propriété territoriale sem-blerait devoir être le meilleur et le plus assuré des gages :il nen est rien, cest un gage contesté qui excite la mé-fiance. Tel est le fâcheux effet de dispositions législativesque des hommes très-éclairés pourtant, les auteurs denotre Code civil, avaient crues fort avantageuses à lapropriété, et qui ne le sont quà la chicane. Cette situa-tion de lagriculture vis-à-vis du crédit est une descauses qui retardent le plus dans notre patrie la progres-sion de la richesse publique. Le bien-être se répand chez