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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
et les forcerait de se donner à lui comme des serviteurs ;avec l’instinct salutaire du travail et sous l’aiguillon de[a nécessité, l’homme trouva sur ses pas des produitsnaturels qu’il put recueillir, et dont il fit, à la sueur deson front, le premier capital que les sociétés aient euen leur pouvoir. Il parvint ainsi bientôt à avoir quelquesoutils, des abris grossiers pour couvrir les subsistancesou pour cacher les troupeaux. Armé de ces instru-ments primitifs, il fit faire à la production un nou-veau pas, toujours à l’aide du travail, et à chaque foisune réserve nouvelle était opérée. Ce supplément d’é-pargnes, converti en instruments de travail supplémen-taires, ajoutait à la production et augmentait la forceproductive. Qu’elles eussent été bientôt prospères, lessociétés humaines, si les tempêtes provoquées par lespassions ne fussent venues interrompre avec fracas cetteaccumulation de capital, et suspendre cette appropria-tion des fruits du travail antérieur à la fécondation dutravail présent ! Quel spectacle radieux eût rapidementoffert la planète, si elle n’eût sans cesse été troubléepar la violence des appétits grossiers de notre naturematérielle, par l’ambition, exagération égoïste et aveuglede la pensée, émanée du ciel pourtant, de la supérioritéhumaine ! Que de trésors, si la guerre n’eût gaspillé oudévoré le résultat des efforts de la paix ! Néanmoins, endépit de ces accidents trop répétés, où des valeurs con-sidérables s’engloutissaient dans le gouffre de consom-mations improductives, extravagantes, coupables, lecapital social a suivi une marche ascendante, jusqu’ànotre époque de lumières et de liberté où la cause de lapaix triomphe, où la loi règne, et où chacun est assurélu fruit de son travail. Les sociétés s’organisent aujour-d’hui afin de travailler avec le plus grand succès possible,d pour le bien de tous. L’un des plus intéressants