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Réunion de tous les discours d'ouverture - leçons / par Michel Chevalier
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QUATRIÈME DISCOURS D’OUVERTURE.

problèmes qui se présentent à elles est d’utiliser aumieux toutes les valeurs positives qu’elles possèdent, alind’obtenir d’une quantité donnée de travail la plus forteproportion de produits. Telle est, Messieurs, la questiondu crédit dans toute sa généralité.

De celle définition du crédit, je me hâte de tirerune conséquence sur laquelle j’aurai à insister: c’estque le crédit suppose nécessairement l’existence préa-lable d’un capital. Il est aussi impossible de fonder lecrédit, quand on n’a pas la solide base d’un premierfonds, qu’il le serait d’édifier un palais dans les nuages.Excitée par les merveilles du crédit, l’imagination deshommes s’est trop souvent égarée dans les espaces chimé-riques. De là, plus d’une fois des calamités dont notrepropre patrie a été le théâtre. Nous nous appliqueronsici soigneusement à dégager le posidf de l’imaginaire,à distinguer la substance de l’ombre. Dès à présent, te-nons pour un axiome que de rien l’on ne fait rien, etque le grand générateur de la richesse, le travail hu-main, n’aurait rien pu créer, si la nature ne lui avaitoffert de premiers produits à l’aide desquels il a pénible-ment formé les premiers capitaux qu’ait possédés lemonde.

Les avantages du crédit sont reconnus. Personne neles conteste ; on les admire même ; mais c’est uneadmiration souvent passive qu’il faudrait convertir enune admiration active, de manière .à obtenir l’extensionet la généralisation des institutions de crédit. Parmi cesavantages avérés, il en est quelques-uns dont il est diffi-cile qu’aujourd’hui je ne fasse pas mention.

Les institutions de crédit ont pour effet immédiat labaisse du taux de l’intérêt. C’est aussitôt un champnouveau ouvert à la production. Je ne puis mieux faire,pour vous présenter cette idée sous une forme saisis-