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COURS D'ÉCONOMIE POLITIQUE.
a introduit dans la nouvelle loi le principe de la centra-lisation et du contrôle qui ne se trouvait pas dans l’an-cienne, et on est revenu au principe du travail dont on afait une condition expresse pour les personnes valides.Une commission centrale veille à l’exécution de la loi etpourvoit à ce qu’il n’y ait pas, comme par le passé, plusd’avantage à vivre de la taxe des pauvres que de son tra-vail. A cet effet,-tous les ouvriers valides, qui réclamentles secours de la paroisse, sont renfermés dans des mai-sons de travail ( work-houses ), et soumis à des occupationsplus ou moins productives dont le profit vient en déduc-tion des sacrifices supportés par la communauté. Le ré-gime des maisons de travail est tel qu’il en éloigne ceuxque la paresse seule attirait auparavant vers la distribu-tion des secours. Il est d’ailleurs d’un bon effet à l’égardde ceux qui y sont soumis ; car si l’oisiveté engendre levice, le travail possède une grande puissance de morali-sation, et dans les maisons de travail on veille au respectdes mœurs. Un autre bienfait de cette loi a été d’éta-blir une surveillance spéciale, une sorte de patronagedes paroisses au profit des enfants pauvres admis dansles maisons de travail : on les fait entrer dans ces établis-sements avec leurs parents, et ils y sont l’objet de soinsqui leur manquaient auparavant. Pour apprécier l’impor-tance de cette mesure, il suffit de dire que le nombre deces enfants s’élève, d’après les plus récents documents,à 56,000.
La loi nouvelle date de 1834. Les bons résultats qu’ons’en promettait, sous le rapport financier, ne se sontpas fait attendre. En 1832, le montant de la somme re-mise aux pauvres était de 176 millions. En 1838, elle étaitdescendue à 103 millions (1).
(I) L’année 1838 est celle où la dépense a été à son minimum. Elle a