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La monnaie / par Michel Chevalier
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209
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LA MONNAIE. SECTION VII, CHAPITRE I. 209

concurremment la monnaie de compte, les chances de variations doublent,e t il n’y a plus d’égalité entre la condition du créancier et celle du dé-biteur, car ce dernier étant le maître de payer avec l’une ou l'autre mon-na >e, il choisira nécessairement celle dont le cours est le plus bas ; dèslors on se déterminera plus difficilement à devenir créancier.

« Si la loi fixe la valeur courante de l’or et de l’argent, la monnaie decompte n’est représentée ni par une quantité donnée d'or, ni par uneQuantité donnée d’argent, mais par une raison composée, 1° du rapporte tabli par la loi entre la valeur de l’or et celle de l’argent, 2° de celuifixé parle commerce, 3° de la proportion pour laquelle la monnaie d'oret d’argent entre dans la circulation.

« Si l’on croit nécessaire de livrer les transactions commerciales à toutesces incertitudes, il faut au moins prévoir la nécessité de changer les rap-ports de valeur qu’on établit entre l’or et l’argent, et fixer le rapport del’un d’eux avec la monnaie de compte ; car avec la disposition que tousles gouvernements ont à affaiblir les monnaies, la valeur la plus basseserait toujours prise pour mesure. On rapporterait alternativement lavaleur de l’or à celle de l’argent et la valeur de l’argent à celle de l’or, eton redescendrait du franc au soixante-seizième de franc, comme on estdescendu de la livre au soixante-seizième de livre.

La première question (1) est résolue dans tous ses points si j’ai dé-montré que l’unité monétaire doit être représentée par un seul métal, etque, si l’on veut attribuer cette fonction à plusieurs, il faut au moins enchoisir un dont les rapports avec la monnaie de compte soient absolu-ment invariables. »

Mais consultons la pièce qui a plus de poids que les au-tres, l’exposé des motifs, envoyé avec le projet de loi auCorps législatif. Ce document s’ouvre par deux proposi-tions.

1° La loi actuelle est la continuation et le complémentce que les assemblées nationales ont fait depuis 1789s Rr le système monétaire; à ces importants travaux il s’a-de donner un couronnement qui soit en harmonieav ec les principes qu’ils consacrent, et parmi lesquels onSl 8Raîe surtout une pensée d’invariabilité.

Le sens de la disposition générale par laquelle débute

(U M* Bérenger avait divisé son rapport en une suite de chapitres,cstC j t t . Chacu “ d’une question. La première question était celle qui

III.

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